Le mouvement de contestation enfle de manière significative, à Nancy, pour demander le retrait du décret du 1er juillet instituant le fichier informatique Edvige.
Lundi soir, un collectif d’une vingtaine d’associations, syndicats ou partis politiques nancéiens s’est constitué dans le but « d’interpeller les gens sur la menace d’Edvige. Car sous couvert de lutte contre la délinquance juvénile, Edvige n’est, au final, qu’un instrument de pression et de dissuasion envers tout individu engagé dans la vie de la cité... »
Le décret du 1er juillet autorise, en effet, le ministère de l’Intérieur à ficher tout individu « qui joue un rôle institutionnel, économique, ou social, ou religieux ». Sur son état de santé, ses signes physiques, les gens qu’il fréquente, son orientation sexuelle, ses activités associatives, professionnelles, politiques, syndicales.
Le fichage englobe toute personne « susceptible de troubler l’ordre public », à partir de 13 ans...
Parmi les membres du collectif nancéien on trouve désormais le syndicat de la magistrature, la FSU 54, SUD éducation Lorraine, les jeunes MoDem 54, le mouvement des jeunes socialistes 54, le PCF 54, le MRAP, la LCR 54, SUD Lycée, l’UNEF 54, AC 54, la gauche alternative 54, LDH 54. Ainsi que les associations qui se sont mobilisées en premier, comme Equinoxe, AIDES, Les Biens Nées, Alter Egaux, Trans Aide.
Une pétition circulera à nouveau samedi, au centre ville.
