Nouveau : Questionnement sur le sous-titrage pour les sourds et malentendants dans les salles de cinéma en France. -- Nous marcherons pour les femmes les 12 & 13 juin à Paris -- je speedate, tu speedates, nous voulons speedater ! -- La bibliothèque des livres vivants. -- Chapitre 2° de ma légère étude du comportement lesbien :
Présentation Agenda Engagements Enfants d’homos Actualité Bibliothèque Billets d’humeur Diaporama Bons Plans Nos liens Forum Nous contacter
Accueil du site > Engagements > Visibilité > Discours - Marche des fiertés 2006

Discours - Marche des fiertés 2006

Ecrit le vendredi 9 juin 2006 - visité 2694 fois

Discours prononcé pour LesBienNées lors de la marche de Metz (3 juin) et pour la Coordination Lesbienne en France lors de la marche de Paris (24 juin)

Je suis née dans le pays des droits humains. On m’a appris que ma République était LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE et LAICITE.

La LIBERTE de ma République m’autorise à être lesbienne mais pas à le montrer.

L’EGALITE de ma République fait de moi une demi-citoyenne qui n’a pas le droit à la parentalité et qui ne peut pas choisir... de ne pas se marier.

La FRATERNITE de ma République fait semblant de se soucier de mes frères gays, oublie trop souvent mes sœurs lesbiennes et martyrise mes frères et soeurs trans.

La LAICITE de ma République permet que des valeurs et croyances religieuses, liberticides et inégalitaires, pèsent sur les lois républicaines au point de les rendre complices d’une morale bien pensante.

Ma République se prétend modèle politique pour ses voisins européens. Ma République est aujourd’hui à la traîne de toutes les monarchies d’Europe occidentale : Grande Bretagne, Pays-Bas, Espagne, Belgique et Danemark accordent des droits égaux à leurs sujets. Ma République devrait avoir honte.

Aujourd’hui, LesBienNées font un rêve.

Nous rêvons d’une République qui ne chercherait plus à faire entrer des êtres humains dans les cases. Nous rêvons d’une République qui ne définirait plus ses citoyens en fonction de leur sexe biologique, la partie ne pouvant être l’expression du tout. Nous rêvons d’une République où, puisqu’il n’y aurait plus de « mâle » ou de « femelle » sur l’état civil, l’orientation sexuelle serait un non-sens.

Nous rêvons d’une République où nous serions enfin libérés de normes sociales archaïques. Nous rêvons d’une République qui applique vraiment son principe d’universalité. LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE, LAICITE.
Rien de plus, rien de moins.


logo LesBienNées LesBienNées - association lesbienne et féministe