La 4è marche des Fiertés Lesbienne, Gay, Bi et Trans de Lorraine aura lieu à Metz, le 3 juin 2006.
Cette marche est organisée par un collectif, composé des associations Lorraine Gay, Couleurs Gaies, Trans Aide, Homonyme, Emergence 57 et LesBienNées.
Sont également membres de soutien : Nancy Gay, David et Johnatan, Rosa Letzeburg, Les Joyeux Reporters, l’APGL Grand-Est, Aides, Rando’s Lorraine, Lesbienraisonnables, MJS 54, Gay Lib Lorraine, Festy Night.
Pour cette 4 édition, le slogan commun sera :
MARIAGE, PARENTALITE : L’EGALITE, C’EST POUR QUAND ?
EN 2007 ?
Les associations, organismes et particuliers qui souhaitent soutenir cette marche et/ou rejoindre le collectif afin de participer à l’organisation de cet évènement festif et revendicatif sont les bienvenu-e-s.
Vous pouvez nous écrire à : gaypride@lorrainegay.com.
Bulletin d’adhésion et de soutien au collectif 2006
Vous pouvez également télécharger et nous renvoyer le bulletin d’adhésion et de soutien au collectif 2006.
Affiche de la marche des fiertés 2006
Collectif 2006
Dans la presse
Le Républicain Lorrain, Dimanche le 04 Juin 2006. / Metz / Actualité
Citoyens comme les autres
Près d’un millier de personnes a défilé hier dans les rues de Metz pour la « marche des fiertés gay, lesbiennes bi et trans ». L’occasion pour la communauté de revendiquer son droit d’appartenance à la société
"La gay pride devant la cathédrale ? Ca me laisse songeur". Remarque d’un passant lambda choqué par le défilé traversant hier la place d’Armes. Petite phrase communautariste qui prend tout son sens en pleine inquisition. Sauf que les mentalités ont évolué et qu’aujourd’hui être gay, lesbienne, bisexuel ou transsexuel n’est pas censé choquer l’opinion publique.En revenant sur la notion de communautarisme on pense à exclusion, incapacité d’écouter, de voir, d’admettre. L’image d’un regroupement se marginalisant est également l’une des composantes de ce nom commun. Au sein du cortège, une petite pancarte : « A quand la fin du communautarisme hétérosexuel ? » Question posée... Faut-il cependant mettre tout le monde dans le même sac au risque de se retrouver à l’écart ? Provocation, rétorque-t-on dans les rangs, ou revendication. La marche des fiertés si elle possède un caractère festif indéniable a cette vocation de lever le voile sur un sujet tabou pour montrer à la population que les pratiques sexuelles ne se lisent pas sur les visages... Même si de temps à autre les stigmates d’une affinité se lisent dans une attitude.Accepter l’autre dans sa différence, le considérer comme un être humain même si ses moeurs sont à l’opposé du voisin. L’amour, la religion n’appartiennent-ils pas au domaine de l’intimité ? Aimer un homme ou une femme quand on est homme ou femme ôte-t-il un peu de la valeur de l’individu ? A priori non, et aucune étude n’a pu prouver le contraire, si, peut-être des thèses vantant les qualités de telle ou telle race, même si le terme race est inapproprié lorsqu’on parle d’un individu.
Une ambiance plutôt joyeuse hier à Metz avec en arrière-plan la volonté pour les homosexuels d’obtenir les mêmes droits que les gens dits normaux.Une atmosphère beaucoup plus lourde lorsque le défilé s’est posé devant la colonne de Merten où une minute de silence a été observée en mémoire des victimes de comportements homophobes. Au micro, Stéphane Aurousseau, le président de Couleurs Gaies, a fustigé le gouvernement russe et la municipalité de Moscou ayant refusé l’organisation d’une manifestation similaire.
« Et les autorités ont autorisé les skinheads à frapper sur les homosexuels. Huons ensemble la Russie et la Pologne qui ne nous aiment pas ! » Pari tenu, deux composantes de l’ancien bloc de l’Est sont pointées du doigt, avant que la musique ne reparte. C’est peut-être la meilleure solution pour riposter à une violence gratuite et imbécile.
Toute la journée d’hier a donc été placée sous le signe de la tolérance, de la légèreté et de l’amour surtout. En ouverture et fermeture de cortège, on apercevait les drapeaux des partis politiques et syndicats ayant répondu présent à l’appel du collectif organisateur (PS, le MJS, les Verts, la CNT, la LCR et la CGT)
Dommage que certains en aient profité, une fois encore et toujours, pour faire du prosélytisme. Adhérez qu’ils disaient... A l’aube des présidentielles...
Le Républicain Lorrain, Mardi le 06 Juin 2006. / Metz / Actualité
Prédateurs
Il était tard samedi soir quand ça s’est passé. La gay pride jouait les prolongations du côté de la rue Haute Pierre. Fêtards sur le trottoir. Et puis ils sont arrivés. Une poignée de crânes rasés, matraques et bracelets de force. Là, d’un coup, ils se sont plantés au milieu de la rue. Ont tendu le bras. Salut hitlérien et beuglements homophobes. Un mélange nauséabond de provocation, de haine et de bêtise. Un cocktail qui avait fait recette dans les années trente, outre Rhin. Pas en reste, une partie de la France avait aussi bu de ce calice-là. Jusqu’à la lie.
Dans les camps, on a déporté des juifs, des tziganes, des homosexuels, des francs-maçons, des communistes... Mais quand on regarde les images, les documentaires, on ne fait pas bien la différence. Juste des cadavres. Rien que des cadavres. Alors on a dit "plus jamais ça" ou... "on ne savait pas". La déportation est entrée dans les livres d’histoire et depuis longtemps, on sait. On sait comment la haine de l’autre peut transformer un homme en bête féroce. En prédateur. En tueur d’autres hommes. La bête ne semble pas tout à fait morte. Et moi, ça me fait peur.